top of page

Procès des conspirateurs de Thouars et de Saumur . Cour d'assises de la Vienne, Poitiers 1822.

 

In-8° 204*134 mm , dos basane [Faiblesse en queue sur le mors recto qui a été restaurée], couvrure papier vert , Faux titre, titre , p.1 à 115 , acte d'accusation, liste des accusés [92 items, certains regroupant plusieurs personnes], p. 1 à 252  séances du 26 au 29 août 1822, une feuille blanche non foliotée, p.253 à 331 , séances du 8 sept. au 11 sept. 1822 , p.332 à 348 , extrait des procédures ... déposées au greffe de la Cour royale de Paris.

 

La loi électorale de 1820, dite du double vote, dirigée contre les libéraux, fut le catalysuer qui fit renaître la société secrète des Carbonari et naître celle des Chevaliers de la Liberté fondée à Saumur après le passage de Benjamin Constant en 1820. En décembre 1821, une conspiration est découverte à Saumur. Cette nouvelle est transmise aussitôt au Préfet des Deux-Sèvres.Thouars était le point de correspondance entre Saumur et Nantes. Le chef de la correspondance n'était autre que le commandant de la Garde Nationale, Jean-Pierre Pombas, ex-lieutenant d'infanterie légère. C'était un homme énergique et influent qui avait promis le concours de tous ses gardes, lesquels avaient été, presque tous, reçus Chevaliers de la Liberté par lui. Au surplus leurs armes étaient prêtes car la cérémonie funèbre du 21 janvier, anniversaire de la mort de Louis XVI, avait été un prétexte pour les mettre en état. Il était secondé par un officier en demi-solde : Rivereau, secrétaire de mairie et un propriétaire nommé Saugé. Il était dans sa ville, sinon le point de ralliement des mécontents, du moins l'homme auquel ils confiaient le plus volontiers leurs plaintes et leurs projets. Un grand nombre de confrères étaient sous leurs ordres à Thouars et dans les campagnes environnantes.Il est tout à fait normal que Thouars ait été choisi comme point de départ du mouvement tenté par le général Berton le 24 février 1822. On fondait beaucoup d'espoir sur cette ville en raison de la présence du "brave" commandant Pombas dans lequel on avait entière confiance. Ce mouvement, le seul qui ait eu un commencement véritable d'exécution et de réussite se serait développé davantage si tous les chefs avaient eu l'énergie et la décision de Pombas. ...Il convient d'ajouter que si Niort, Parthenay et Thouars étaient les centres libéraux les plus importants, il y avait des Chevaliers de la Liberté sur tous les points du département.

 

Voir : Roger CHARBONNEAUBulletin de la Société historique et scientifique des Deux-Sèvres - Tome VI - 22ème année - 1933 - 1934

Les Chevaliers de la Liberté, les Carbonari et le général Berton

125,00 €Prix
TVA Incluse
    bottom of page